Une page se tourne à… Page ! #roadtrip

Partir de Las Vegas. Une épreuve quand tu sais que la suite ne sera plus aussi débridée, clinquante et haute en couleurs. Enfin pas vraiment une épreuve, mais tout de même, cette ville est tellement spéciale. Hors du temps, et sans doute, hors de notre compréhension du rapport de l’homme à la nature.

Alors après trois jours à se sentir un peu perdus in Las Vegas, nous prenons la route pour le vrai far ouest, celui des canyons et des mystères du Colorado. La 15 Nord est d’abord ce long chemin vers Cedar City où nous arrivons sous un orage menaçant notre escapade dans la Dixie National Forest et les montagnes qui l’abritent.

Ainsi, nous allons voir le thermomètre chuter très rapidement de 38°C à 13°C sur les hauteurs culminant à près de 3000 mètres. La route est belle et quelques lacs d’altitude nous distraient. Duck Creek est un passage obligé, et, tu le crois ou non, il y a bien quelques canards qui n’attendent pas qu’on leur jette du pain. La route redescend ensuite vers Carmel Junction, tandis que si nous avions pris un virage à gauche nous serions revenus vers Brice Canyon. Mais notre objectif est ailleurs. Nous contournons la faille par le sud pour rejoindre un lac plus fameux et plus grand : le Lake Powell, conséquence du barrage construit sur le Glenn Canyon. Page sera notre prochaine escale et nous y resterons 3 nuits.

Pourtant un stop à Carmel Junction s’impose. Il y a là un hôtel dont nous nous souvenons bien. Il est à portée à la fois de Brice et de Zion mais aussi de Page si 1h30 de route ne vous pose pas de problème. Et surtout, il est bordé par un petit parcours de golf plutôt amusant à jouer le matin avant une excursion ou en fin de journée si la chaleur ne frappe pas trop fort (9 trous compact à jouer en 1h30 maxi).

Page n’est pas réellement une ville. C’est davantage une grande place remplie par des hôtels très similaires. Confortables bien que sans superflus. Conçus pour les voyageurs qui se posent là, le temps d’une balade en bateau sur le lac Powell, véritable parc d’attraction nautique au milieu du désert, à la limite de l’Arizona et de l’Utah, ils sont d’une banale sobriété. Le lieu est récent. La ville a été établie il y a une soixantaine d’année, à un croisement de routes. Vers l’est, on ira vers Monument Valley, au sud vers Flagstaff et le grand Canyon, et d’où nous venons vers Las Vegas ou Salt Lake City. Carrefour fréquenté et rendez-vous des bateaux à moteur de toute taille. Nous sommes ici en territoire Navajo. Les indiens natifs sont au commande de la ville et des environs. Ils ont chez eux. Respect.

Alors la journée du 5 août s’annonce déjà. Un moment spécial, loin de tout et de tous. Un moment qui réserve quelques surprises, comme chaque année pour celui qui n’est jamais chez lui pour souffler sur des bougies. Une page de plus se tourne dans le livre. Une page joliment colorée, à l’image d’une rivière qui traverse des canyons au gré de ses mouvements imprévisibles…


Une réflexion sur “Une page se tourne à… Page ! #roadtrip

  1. J’ai entendu a la radio ce matin que le lac Mead, compte tenu de son très bas niveau d’eau, est l’objet de macabres découvertes 🤩

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