Road Trip en Norvège? Oui mais attention à la route !!

Les paysages norvégiens sont sans aucun doute magnifiques. Bien sûr il faut aimer l’eau et les montagnes mais si tel est votre cas, vous adorerez visiter la Norvège.
Le meilleur moyen de visiter ce pays (et son voisin la Suède) est de circuler en voiture, tant les merveilleux paysages -et parfois villages- à découvrir se trouvent le plus souvent au bout d’une route improbable et peu fréquentée. Néanmoins circuler en Norvège n’est pas toujours chose facile.

La règlementation routière comme les comportements des automobilistes norvégiens ne sont pas toujours très simples à comprendre. Ajoutez à cela les kilomètres de travaux et vous obtenez les 3 principaux ingrédients de votre road trip en Norvège.

Première chose étonnante, après quelques observations attentives, nous avons finalement compris que les véhicules entrant sur les autoroutes ou voix rapides (pas très nombreuses il faut bien le dire !) étaient prioritaires !! Oui oui comme sur le périphérique parisien, celui qui circule sur l’autoroute doit céder la priorité à celui qui entre !!

Deuxième surprise, vous noterez des limitations de vitesse très basses. Jusqu’ici nous avons parcouru essentiellement de jolies routes, parfois sinueuses, très souvent ensoleillées mais toujours très limitées. De 40 km/h en traversée de village à 80 km/h maximum sur des routes de type départementales en bon état et avec une bonne visibilité, c’est peu 😦
Et cela donne des situations aussi nouvelles que le GPS de la voiture qui vous indique qu’il faudra 6h40 pour parcourir les 460 kms qui vous séparent de la prochaine étape !!!
Quand en plus de ça, vous lisez dans le guide de voyage que « 1 km/h d’accès de vitesse vous vaudrait 85€ d’amende ! », vous abandonnez rapidement l’idée de flirter avec quelques km/h supplémentaires ! Néanmoins, le vrai souci reste tout de même le fait que l’automobiliste norvégien type ne double pas les véhicules plus lents. Il est donc fréquent de se retrouver pris dans une file de voitures roulant 10 à 20 km/h en dessous de la vitesse règlementaire. N’imaginez pas que doubler est interdit par le code de la route norvégien, si la ligne est discontinue, vous pouvez doubler. Il est même d’usage que le véhicule qui se fait doubler se range sur le côté pour vous laisser passer !

Plus rarement, mais tout de même, vous pourrez rencontrer des obstacles inattendus sur les routes de campagne:

 

Egalement, les travaux ! Incontestablement, la plus importante source de ralentissement sur les routes norvégiennes continentales. Non pas que la Norvège ait besoin d’une politique de relance keynésienne, tant sa santé économique est au beau fixe et n’a nullement besoin d’une relance par la demande publique. Néanmoins impossible d’imaginer parcourir 50 kms sans rencontrer des travaux routiers ! Le plus souvent d’une ampleur assez considérable avec la création de tunnel ou de nouveaux ponts pour remplacer ou doubler l’existant.

Et nous n’avons pas encore ici évoqué la question de la circulation en ville ! Si vous le pouvez, évitez de circuler en ville. Tout est fait pour rendre la vie compliquée aux automobilistes. Sens uniques et restrictions de circulation en tous genres, vitesses limitées le plus souvent à 30km/h, priorités aux piétons, vélos, trottinettes … et parking à des tarifs exorbitants !!

Néanmoins, si vous n’avez pas le choix, voici quelques conseils:

1- Repérez à l’avance le parking le moins cher à distance raisonnable de votre hôtel car les parkings d’hôtel sont en général assez chers. A titre d’exemple, à Oslo, le parking proposé par notre hôtel coutait 425NOK par jour (soit environ 43€), et nous avons trouvé un stationnement à 5 mns à pied seulement pour 180NOK par jour (soit environ 18€). Google Maps est très utile pour ce type de recherche.

2- Dirigez-vous vers votre hôtel dès votre arrivée dans la ville, déchargez vos bagages et aller garer votre véhicule que vous ne reprendrez qu’au moment de quitter la ville.
Lorsque vous cherchez le parking que vous avez repéré, attention, cela est peut-être un stationnement dans la rue ! Car oui, dans certaines villes, comme Oslo par exemple, le stationnement sur la voie publique peut être géré par des opérateurs privés qui fixent les tarifs et conditions de stationnement. Ne cherchez donc pas nécessairement un parking souterrain et ayez en tête, lorsque vous arrivez à l’adresse indiquée, qu’il peut s’agir d’un stationnement extérieur, le long du trottoir. Néanmoins aucune inquiétude, la Norvège -comme la Suède- sont des pays surs, vous pouvez stationner votre véhicule sans crainte. Bien entendu, vous aurez pris soin de vérifier les panneaux et marquages au sol afin de stationner dans le respect de la règlementation et pour éviter une amende !

Enfin, dernier élément important à prendre en compte, les péages! Si les routes sont gratuites en Suède, elles sont payantes en Norvège. Il y a beaucoup de péages en Norvège mais la plupart d’entre eux sont automatiques. Ils se matérialisent sous la forme de portique au dessus de la route qui prend en photo, à l’avant et à l’arrière, tous les véhicules qui empruntent la route. D’après le guide officiel visitnorway.fr, il est recommandé de s’inscrire auprès de l’organisme collecteur pour payer ses péages. Non pas que ne pas s’inscrire permettrait de ne pas payer, mais l’inscription doit permettre de recevoir une facture détaillée plus rapidement et également d’accéder à son compte en ligne. Dans notre cas, nous nous sommes inscrits mais n’avons toujours rien vu apparaitre sur notre compte en ligne après 2 semaines de voyage dans le pays !? Wait and see …

bonne route

 

 

 

 

 


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