Oui je sais que vous vous demandez pourquoi A ? Il manque un ° au dessus du A, pour désigner ce lieu, ce village qui est à l’extrémité sud de la route E10, sur les îles Lofoten (prononciation quelque part entre A et O… si l’on admet que cette langue de viking se prononce et ne se déglutit pas). Mais que vous débarquiez à Moskenes (à environ 8 kms de A) ou que vous soyez venus par le Nord (comme nous), il y a fort à parier que vous viendrez jusque là, à A ! C’est « end of the road », et pour nous, c’est aussi la fin de notre séjour sur ces îles merveilleuses.
Alors nous y voilà, et il flotte dans cet air pur comme un parfum de nostalgie à regarder l’océan vers le sud, au-delà de la route, vers ses falaises le long desquels volent des aigles de mer (oui nous en avons aperçu un dans le ciel), ou voguent quelque embarcation en mal d’aventure sauvage totale. La pointe sud des Lofoten est la plus montagneuse au sens où les verticales sont plus évidentes et les sommets effilés inaccessibles au marcheur. Nous flânons sur le sentier de cette fin d’île, tandis que dans moins d’une heure, nous embouerons sur un ferry à destination de Bodo – 3h30 de traversée).

Avant A, nous nous sommes arrêtés à Ballstad puis à Sakrisoy (sur la commune de Reine) dans des hôtels atypiques et des lieux d’une incroyable beauté (voir les photos du jour ici). Ballstad, fut un havre de paix, un ponton ensoleillé le long duquel était amarré un Drakkar (réplique très réussie de ces bateaux célèbres qui sont venus jusque sur nos côtes), et aussi des hôtes charmants et une bonne table. Comme nous avions profité de la plage la veille avant de prendre la route, nous avons limité nos pas aux alentours strictes de ce bout d’île. Il n’empêche qu’il y a d’autres activités proposées ici, comme le kayak de mer, ou les sorties en bateau, qui peuvent agrémenter les journées de ceux qui prendraient plus de temps que nous. Assister à une leçon de kayak depuis le ponton fut l’occasion de comprendre comment l’on peut venir en aide à un kayakiste tombé à l’eau (renversement ?) et quelles sont les manoeuvres à suivre pour qu’il reprenne place rapidement et sans trop d’eau à bord.

A Sakrisoy, nous avons vécu une autre expérience inédite : nous avons dormi dans une cabane de pêcheur ! Bon d’accord, elle était réaménagée en chambre sur le mode chalet miniature avec lit en mezzanine, le tout entièrement en bois, en mode rustique. Mais là encore, la nature nous entourait, les bateaux de pêche se reposaient juste en face et un très sympathique restaurant juste au bord du ponton nous promettait un dîner agréable. Une belle tablée de touristes allemands s’est même offert le luxe de dîner en extérieur ! C’est aussi à Sakrisoy que nous avons trouvé un magasin de poisson très intéressant, qui vend aussi du filet de baleine, outre les habituels morceaux de cabillaud séché et fumé. On peut aussi se laisser tenter par des « sea seeds of Lofoten », que nous aurons traduit par des algues séchées. Des cristaux de sel marin aux algues, nous en trouverons dans certains plats, ici, sur les îles.

Ces deux étapes sont de magnifiques points de départ pour des balades soit au bord de l’eau beau (dont nous vous avons déjà parlé dans un article précédent), soit en grimpant des sentiers plutôt ardus pour prendre un peu d’altitude et se mettre dans le vert ! Les Lofoten se vivent et se ressentent et les mots que vous lisez ici hélas trop courts pour vous partagez l’expérience complètement. Mais nous espérons que vous viendrez vérifier un jour, et que le voyage sera aussi beau.
Ce soir, après la traversée vers le « continent », nous roulerons encore vers Mo I Rana, une ville dont le nom pourrait être celui d’un chef indien d’Amérique, et qui comme l’essentiel des villes de la Norvège est située à l’extrémité d’un Fjord.
Ces photos font rêver et ça donne envie d’aller faire un tour dans cette région *_*
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Merci beaucoup 😊 c’est une région extraordinaire et nous avons eu la chance d’une météo parfaite !
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