Et si nous partions à la rencontre des baleines ?..

Ici, tout au Nord des îles de la côte atlantique de Norvège, on vous parle évidemment des baleines. Car la Norvège est encore un pays où l’on en chasse (comme le Japon par ailleurs). Pas toutes évidemment ! Alors il y a à Andenes, depuis maintenant 30 ans, un institut d’études des baleines, qui utilise la géographie marine particulière de cette île. En effet, au Nord Ouest à quelques 30 kms, la profondeur de l’océan est équivalente à celles des grandes failles de l’Atlantique. Ainsi, il est très facile et rapide de se rendre sur la zone fréquentée par les mammifères géants, ces étranges créatures qui reviennent de temps en temps en surface pour respirer et nous saluer de leurs mouvements majestueux.

Mais avant d’embarquer sur un bateau rapide, filant à 20 noeuds vers ce paradis des baleines (bateau qui partira avec plus de deux heures de retard sur horaire prévu mais qui assurant la dernière sortie en mer bénéficie de l’expérience des précédents), il est impératif (et cela fait vraiment partie du ticket pris en avance), de suivre la visite guidée du « musée de la baleine ». Peu enclins à nous faire balader pendant une heure devant quelques photos avantageuses, nous somme heureusement surpris par la qualité de la présentation que Tina, guide allemande qui nous parle dans un anglais presque parfait. Elle nous explique que les « Sperm Whales » que nous pourrons voir tout à l’heure, sont de la catégorie de celles qui mangent des poissons et surtout des poulpes énormes vivant dans les noires profondeurs de l’océan. Elles trouvent dans cette faille une quantité de nourriture inhabituelle, ce qui les attire et attise leur gourmandise (une baleine avale, n’ayant qu’une seule rangée de dents sur sa mâchoire inférieure, des tonnes de poulpes chaque jour !). Nous apprenons beaucoup de choses sur ces étranges mammifères, comme par exemple la présence sur le squelette exposé et long d’une quinzaine de mètres, de sorte de moignons atrophiés en lieu et place des pattes arrières qu’ont les quadrupèdes comme le cheval ! Il y a très longtemps la baleine avait certainement 4 pattes (devenues nageoires à moins que ce ne soit les nageoires qui soient devenues leurs pattes ?), incroyable révélation non ?…

baleine 2

Bref ! il est temps d’embarquer et nous voila partis pour une heure de speed boat dans un mer calme mais qui fait tout de même bouger cette barque assez fortement ! D’ailleurs, on nous distribue des pastilles anti mal de mer avant le départ ! Prévenant nos guides norvégiens !…

Un peu plus d’heure après le départ, notre capitaine nous annonce que nous sommes sur zone et qu’il reçoit un écho radar d’au moins une baleine présente à environ 1500 m de profondeur et qui ne devrait pas tarder à remonter à la surface. Oui, les cachalots (en version française) émettent une onde (sorte de série de clics) qui part devant eux à la rencontre de poissons ou de poulpes et qui leur revient – véritable radar naturel qui les dirige immanquablement vers leurs proies au milieu des ténèbres (rappelez vous que passé 20 ou 30 mètres de profondeur, il n’y a plus de lumière sous l’eau). Alors ce qui constitue l’arme de pêche de la baleine est aussi ce qui nous permet de la localiser, un GPS extraordinairement précis comme nous allons le constater dans un instant.

baleine queue 2

Deux baleines font ainsi surface de part et d’autre du bateau pour la plus grande joie des touristes en recherche de photos sensationnelles. Elles sont là devant nous, et puis tout à coup elles plongent à nouveau, nous envoyant un au revoir avec leur queue. Tiens à propos ! Saviez-vous que la signature de chaque baleine est cette queue qui la rend unique. C’est l’unique manière de les identifier et de tracer leurs épopées à travers les océans (car la baleine vue ici se retrouvera peut-être au large des Açores plus tard…).

Elles ont plongé mais nous restons sur place, car nous espérons en revoir au moins une d’ici quelques minutes (une bonne vingtaine tout de même). La baleine (ou le cachalot) peut rester sous l’eau plus de deux heures, mais c’est tout de même assez rare. Espoir ! et en voilà une qui revient respirer un bon coup ! Elle est très proche du bateau cette fois et le spectacle est prodigieux !

la chasse à la baleine

Ce soir en rentrant au port à près de 23 heures, nous sommes heureux de cette belle aventure !  C’était peu confortable mais voir les baleines donne un sens à nos attitudes plus responsables envers la nature qui nous entoure.

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