On prend l’avion à Shanghai, cette mégalo mégalopole chinoise qui nous a bombardé de ces clichés de réussite et d’explosion démographique pendant 4 jours harassants et même le trajet jusqu’à l’aéroport international n’en finit pas… Il est temps de voir autre chose et l’étape la moins attendue de ce voyage nous attend au Sud et un peu plus au large. Hong Kong c’est encore en Chine mais pas vraiment. Réintégrer en 1997 après 150 ans de concession britannique, cet archipel volcanique ne ressemble à rien d’autre (et franchement, c’est tant mieux).
On pourrait se poser de nombreuses questions sur les bienfaits ou les exactions de la « colonisation britannique », il n’en reste pas moins quelques traces occidentales qui nous rendent l’endroit sympathique dès le premier abord. Certes on roule à gauche (cette prétendue exception à la règle) mais plus que cela on est discipliné ! Ouf ! Ça fait un bien énorme de ne plus devoir sans cesse surveiller les gens autour de soi afin d’éviter d’être bousculé ou ignorer à chaque instant et dans tous les lieux publics. Quel bonheur de voir les habitants attendre patiemment leur tour et céder leur place avec le sourire ! Les rues sont propres, les voitures ne coupent pas les files en tous sens, les feux sont respectés, les magasins ne sont pas de gigantesques foires aux bestiaux, etc.
Le fast train qui relie l’aéroport au centre de Hong Kong est calme et longe la baie dans des décors déjà somptueux. L’activité maritime est intense et nous rappelle que la ville est avant tout un port, un lieu de trafic et d’échanges internationaux, bref une plaque tournante en Asie. Plus tard nous grimpons, à peine installés, dans la tour la plus haute (qui figure en 10ème position au classement mondial) pour admirer les iles qui se font face : Kowloon et Hong Kong sont en effet séparées par la mer. Le nombre de bateaux chargés et déchargés de marchandises est impressionnant. Les bateaux rapides et autres bacs reliant les iles entre elles défilent à toute vitesse, et sont le reflet des flux incessants qui alimentent le business de cette enclave encore très européenne dans sa population et ses habitudes. Les malls sont luxueux et toutes les marques de luxe les plus connues ont ici des boutiques géantes et multiples, preuve que la clientèle est là. Dans les rues nous n’arrivons plus à compter les Porsche ni les Tesla ! L’argent est dans la place.

On circule d’un bout à l’autre de l’ile principale en métro mais aussi en bus ou en tramway. Plus tard, nous prendrons un Uber comme partout dans le monde où les connexions sont ouvertes et où les capitaux étrangers sont les bienvenus. Notre hôtel est une résidence Citadine (homonyme d’une chaine que l’on trouve en France) qui a été créée par un homme voyageur et qui en a installé une centaine en Chine en une dizaine d’années. Elle aussi nous offre une vue magnifique sur la baie.
Nous nous sentons sereins ici. Vivre à Hong Kong semble très agréable !